Colin Farrell

Publié le par Spark

  307d.jpg Il fallait bien commencer par un acteur... Autant en prendre un qui fait débat, histoire d'épicer les choses.
Parce que bon, hein, Colin Farrell, c'est pas vraiment le type qu'on cite pour ses grands rôles au cinéma... On le voit plutôt dans les tabloïds, au bras d'une starlette par semaine (Britney Spears et Demi Moore entre autres figurent au glorieux palmarès de cet Irlandais au regard magnétique né en 1976), en pleine bagarre, complètement bourré, puis en cure de désintox. Par ailleurs, on le croise quand même dans de splendides navets comme Daredevil; par ailleurs j'aurais tendance à le considérer comme en grande partie responsable de l'échec du très peu convaincant Alexandre d'Oliver Stone. 
  
   Comment expliquer dans ce cas l'arrivée de Farrell au cinéma? Il a tout de même été repéré sur les planches d'un théâtre dublinois par le grand Kevin Spacey. Il a tourné avec Stone, Mann, Malick, Spielberg, Schumacher - qui n'a pas fait que des daubes-, aux côtés de Tom Cruise, Bruce Willis, Salma Hayek, Al Pacino... et s'affiche en 2007 sous la houlette de Woody Allen, en compagnie d'Ewan McGregor, dans Le Rêve de Cassandre (voir la critique sur ce blog ^^). Evidemment, il est beau gosse, un peu rebelle, tout ça... mais pourquoi lui? Il y en a des dizaines au portillon, à se presser pour entrer dans la cour des grands. Pourquoi les pointures Hollywoodiennes (et autres tout aussi estimées) se l'arrachent-elles, malgré ses performances inégales? Est-ce du masochysme de leur part que de choisir de mettre en tête d'affiche un acteur qui en exaspère plus d'un, à la vie comme à l'écran?
Peut-être est-ce parce que, comme beaucoup de personnes qui ont suivi d'assez près sa filmo, un Allen ou un Malick sentent le potentiel qui se cache derrière ce bourrin adepte de la beuverie et du scandale. Peut-être tentent-ils de trouver le rôle qui canalisera la vitalité souvent très mal exploitée d'un type qu'on aurait tendance à cataloguer dans la catégorie "Guape, macho et brutal". Peut-être perçoivent-ils le fait que c'est dans des rôles de paumé, d'instable pathétique, et non de héros plein de biceps, qu'il peut déployer son véritable talent, une facette peut être plus personnelle de son jeu.
On peut ne pas y croire, moi-même j'ai perdu un temps la conviction qu'il pouvait ressortir quelque chose de bon de son jeu d'acteur. C'est Le Rêve de Cassandre qui m'a fait "reprendre espoir" (ben oui, Brad Pitt se fait vieux, il va falloir le remplacer!), car bon sang, du premier au dernier plan passé en sa compagnie, on sent bien que Farrell a quelque chose à nous donner, et ce avec une grande générosité. Merci Woody, pourvu que ton exemple soit suivi!


Filmographie sélective:
Tigerland et Phone Game - Joel Schumacher
Minority Report - Steven Spielberg
Le Rêve de Cassandre - Woody Allen
Le Nouveau Monde - Michael Mann

... et deux adaptations de bouquins que je serais curieuse de voir, tant les romans étaient splendides. Farrell y tient les rôles principaux, il a intérêt à ne pas être décevant!
La Maison du Bout du Monde - Michael Mayer (roman de Michael Cunningham)
Demande à la poussière - Robert Towne (roman de John Fante)
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