Blindness - Fernando Mereilles

Publié le par Spark




Synopsis Allociné:
Le pays est frappé par une épidémie de cécité qui se propage à une vitesse fulgurante.
Les premiers contaminés sont mis en quarantaine dans un hôpital désaffecté où ils sont rapidement livrés à eux-mêmes, privés de tout repère. Ils devront faire face au besoin primitif de chacun : la volonté de survivre à n'importe quel prix.
Seule une femme n'a pas été touchée par la " blancheur lumineuse ". Elle va les guider pour échapper aux instincts les plus vils et leur faire reprendre espoir en la condition humaine.




        Ayant adoré The Constant Gardener, je me suis empressée d'aller voir le nouveau film de Fernando Mereilles, non sans une certaine crainte à la lecture du synopsis (les survivals, très peupour moi).
Si l'adaptation du roman de John LeCarré reste largement ma favorite, Blindness n'en est pas moins un film plutôt bon.

La photographie est très sympa, certains plans sont vraiment bien sympa, malheureusement d'autres n'étaient pas à la hauteur (les passages "aveugles" particulièrement).
Quant à l'histoire, j'ai franchement accroché.

L'intrigue est bien amenée, l'important n'est pas de savoir d'où vient cette maladie ni pourquoi Julianne Moore est la seule à ne pas être atteinte, mais bien de construire sa propre réflexion sur le matérialisme, les limites de la vie en société, l'attitude adoptée en situations extrêmes. Certes, il n'est pas nouveau d'aborder ces thèmes, mais plutôt ambitieux de le faire de front, mais Mereilles s'en sort plutôt intelligement. Certaines scènes sont extraordinaires, très émouvantes, d'autres retournent littéralement l'estomac. Je déplorerai cependant le côté un peu neuneu de la narration off faite par Danny Glover, ainsi que certaines longueurs sur la fin du film.
Le propos n'est néanmoins ni moralisateur, ni trop démonstratif.

Quant aux acteurs, ils s'en sortent vraiment pas mal pour faire passer des émotions avec des regards vides. Julian Moore et Mark Ruffalo forment un couple de sages attachant et courageux, Gael Garcia Bernal est un immonde salaud.

Le résultat est bien sans être inoubliable, plutôt déprimant cependant.

Publié dans Cinéma

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S
J'irai peut-être le voir...
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