La vie des autres
Réalisé par Florian Henckel von Donnersmarck, ce film, dont l'histoire se situe au début des années 80, dans une RDA orwelienne et morne, muselant la presse et les artistes. Deux d'entre eux, l'auteur de pièces de théâtre Georges Dreyman et la comédienne Christa-Maria Sieland, l'un idéaliste, sûr de son succès, l'autre peu confiante et craintive, sont soumis à l'observation attentive d'un agent de la Stasi (services secrets de l'Allemagne de l'Est), un certain Wiesler.
La jolie Christa-Maria étant dans le collimateur d'un ministre de la culture peu scrupuleux, Wiesler est chargé de déceler à tout prix la faille de subversion qui fera tomber Dreyman et permettra son inculpation. Wiesler est un agent zélé, passé maître en l'art d'interroger les sympathisants (plus ou moins engagés) de l'Ouest, mais c'est aussi un homme terriblement seul.
Le contraste entre les journées passionnées et riches de Dreyman, et la vie d'une monotonie écrasante de Wiesler devient de plus en plus frappant et douloureux pour l'agent, qui s'investit alors de plus en plus dans la vie du couple, déchiré avec eux par les épreuves qu'ils traversent.
Et lorsque Dreyman, jusque là parfaitement fidèle au régime, décide d'en dénoncer les failles, Wiesler accepte de fermer les yeux... Les évènements se précipitent alors avec une intensité théâtrale.
Car durant tout le film, on est le spectateur d'une tragédie. Les histoires s'imbriquent, on observe le couple d'artistes aux côtés de Wiesler... et on contemple l'identification progressive de ce dernier à ses "protégés", ainsi que son mal de vivre de plus en plus cruel, le suprenant au détour d'une journée d'écoute à verser une larme, à tiquer, à souffrir de son impuissance face à la dissolution de deux vies, puis à tenter d'agir contre un système au sein duquel il était pourtant parmi les meilleurs.
La prestation des acteurs (plus particulièrement Ulrich Mühe, qui incarne un Wiesler tiraillé à la limite de l'implosion par des sentiments qu'il semble n'avoir jamais éprouvés auparavant et qu'il étouffe tant bien que mal jusqu'à la fin), la mise en scène discrète et les musiques doucement mélancoliques achèvent de donner au film la profondeur (même les scènes les plus bénines ne laissent pas insensibles) qui lui fait amplement mériter son Oscar et explique sa popularité preque entièrement dûe au bouche-à-oreille.

La jolie Christa-Maria étant dans le collimateur d'un ministre de la culture peu scrupuleux, Wiesler est chargé de déceler à tout prix la faille de subversion qui fera tomber Dreyman et permettra son inculpation. Wiesler est un agent zélé, passé maître en l'art d'interroger les sympathisants (plus ou moins engagés) de l'Ouest, mais c'est aussi un homme terriblement seul.
Le contraste entre les journées passionnées et riches de Dreyman, et la vie d'une monotonie écrasante de Wiesler devient de plus en plus frappant et douloureux pour l'agent, qui s'investit alors de plus en plus dans la vie du couple, déchiré avec eux par les épreuves qu'ils traversent.Et lorsque Dreyman, jusque là parfaitement fidèle au régime, décide d'en dénoncer les failles, Wiesler accepte de fermer les yeux... Les évènements se précipitent alors avec une intensité théâtrale.
Car durant tout le film, on est le spectateur d'une tragédie. Les histoires s'imbriquent, on observe le couple d'artistes aux côtés de Wiesler... et on contemple l'identification progressive de ce dernier à ses "protégés", ainsi que son mal de vivre de plus en plus cruel, le suprenant au détour d'une journée d'écoute à verser une larme, à tiquer, à souffrir de son impuissance face à la dissolution de deux vies, puis à tenter d'agir contre un système au sein duquel il était pourtant parmi les meilleurs.
La prestation des acteurs (plus particulièrement Ulrich Mühe, qui incarne un Wiesler tiraillé à la limite de l'implosion par des sentiments qu'il semble n'avoir jamais éprouvés auparavant et qu'il étouffe tant bien que mal jusqu'à la fin), la mise en scène discrète et les musiques doucement mélancoliques achèvent de donner au film la profondeur (même les scènes les plus bénines ne laissent pas insensibles) qui lui fait amplement mériter son Oscar et explique sa popularité preque entièrement dûe au bouche-à-oreille.

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