Petits meurtres entre amis
A la recherche du colocataire idéal, trois amis font passer un examen d'entrée très strict à bon nombre de postulants jusqu'à ce qu'ils découvrent la perle rare en la personne de Hugo. Celui-ci se révèle tellement discret qu'il meurt en silence, enfermé dans sa chambre, quelques heures seulement après avoir emménagé. Avec le corps se trouve une valise pleine de billets qui va rapidement avoir raison d'une longue amitié. Un résumé en quatre lignes trouvé sur Allociné, mais l'une des meilleures comédies noires de ces vingt dernières années. Il s'agit presque d'un huis-clos, la plupart des scènes se déroulant dans l'appartement d'Alex, David et Juliette. Quel plaisir de voir les rapports entre les trois amis se déteriorer inexorablement! Quel délice n'éprouve-t-on pas en assistant à leurs évolutions divergentes!
Sous l'oeil toujours caustique de Danny Boyle, les liens se font puis se brisent en même temps que les articulations, la tension monte lors d'un enterrement clandestin plutôt sanglant, les trahisons se font de plus en plus flagrantes, sur les lattes grinçantes d'un grenier ou le carrelage d'une cuisine. L'insouciance devient angoisse insoutenable, les sourires complices s'ouvrent pour hurler douleur et trahison.
Malgré la proximité physique entre les personnages, les sous-entendus sont foison. L'amour d'Alex (Ewan McGregor, qui de l'insolent de service passe au plus droit des trois) pour Juliette (Kerry Fox, de la mesure à l'hystérie), la jalousie de de David (Christopher Eccleston, tournant autour du monstre)...
Les sales coups pleuvent, du simple mensonge à l'assassinat, et on laisse échapper nos plus beaux rires jaunes devant des scènes qui mettent simplement mal à l'aise ou nous horrifient carrément.
Comme dans Trainspotting, on est ravis de sentir nos gorges se serrer et nos tripes se nouer. Instinct de survie, appât du gain, (in)humanité, autant de mets que nous sert le chef Danny Boyle, le tout bien arrosé d'une sauce noire et forte.
Sous l'oeil toujours caustique de Danny Boyle, les liens se font puis se brisent en même temps que les articulations, la tension monte lors d'un enterrement clandestin plutôt sanglant, les trahisons se font de plus en plus flagrantes, sur les lattes grinçantes d'un grenier ou le carrelage d'une cuisine. L'insouciance devient angoisse insoutenable, les sourires complices s'ouvrent pour hurler douleur et trahison.
Malgré la proximité physique entre les personnages, les sous-entendus sont foison. L'amour d'Alex (Ewan McGregor, qui de l'insolent de service passe au plus droit des trois) pour Juliette (Kerry Fox, de la mesure à l'hystérie), la jalousie de de David (Christopher Eccleston, tournant autour du monstre)...
Les sales coups pleuvent, du simple mensonge à l'assassinat, et on laisse échapper nos plus beaux rires jaunes devant des scènes qui mettent simplement mal à l'aise ou nous horrifient carrément.
Comme dans Trainspotting, on est ravis de sentir nos gorges se serrer et nos tripes se nouer. Instinct de survie, appât du gain, (in)humanité, autant de mets que nous sert le chef Danny Boyle, le tout bien arrosé d'une sauce noire et forte.
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