Fullmetal Alchemist - Hiromu Arakawa

Fullmetal Alchemist est la première série manga qu'il m'ait été donné de découvrir (j'étais pas très Club Dorothée,dans mon jeune temps, du moins je n'en ai pas gardé un souvenir impérissable.
Elle se décline en deux versions, une série animée de 51 épisodes auxquels vient s'ajouter un film (plutôt tout pourri), ou une version papier, toujours en cours de publication (j'ai acquis le tome 15 ce matin).
La série et le manga suivent le même fil jusqu'au tome 4 et à l'épisode 25. A ce moment-là, la série bifurque sur sa propre voie. En fait, Hiromu Arakawa n'allait pas aussi vite que la vitesse de parution des épisodes l'exigeait, elle a donc autorisé les producteurs à inventer une suite eux-mêmes, avec sa bénédiction bien sûr. Donc, ô joie, nous avons deux histoires pour le prix d'une, et quand y'en a plus (FMA anime est bouclé), y'en a encore!
L'histoire se déroule à Amestris, pays dirigé par une junte militaire à la tête de laquelle s'est placé King Bradley, président particulièrement belliqueux. La science dominante est l'Alchimie, utilisée au quotidien comme sur les champs de bataille. Elle consiste, à l'aide de cercles de transmutation, en la transformation d'un ensemble d'éléments en un autre, selon le principe de l'équivalence.
Deux frères, Edward et Alphonse Elric, franchissent les interdits de l'Alchimie par une nuit d'orage, en tentant de ramener leur mère défunte à la vie. Edward y laisse un bras et une jambe, et Alphonse l'intégralité de son corps. Edward s'engage alors dans l'armée, pour devenir Alchimiste d'Etat et entamer des recherches sur la pierre philosophale, dans l'espoir de redonner son apparence originelle à son petit frère.
Sous la coupe de l'ambitieux colonel Roy Mustang, Flame Alchemist, Ed va découvrir la face sombre de l'Alchimie, et se heurter à de monstrueux adversaires.
A partir de là, l'histoire, du moins celle du manga, est particulièrement difficile à résumer. Les intrigues pleuvent, les personnages secondaires s'étoffent au fil des pages, le complot prend
à chaque tome une dimension supplémentaire. Par ailleurs, au détour d'un passage des plus tragiques, on peut déboucher sur une planche totalement délirante, l'humour débile de la mangaka allégeant considérablement des moments parfois à la limite de l'insoutenable. C'est glauque, donc, et très tragique, les morts pleuvent autant que les désillusions, mais Fullmetal Alchemist ne tombe jamais dans le pathétique ni dans le gore inutile. Tout en se déroulant dans un univers imaginaire, par ailleurs unique en son genre, les thèmes abordés dans ce shônen sont aisément rattachables aux problèmes de notre humanité: totalitarisme, dérives de la science, peur de la mort et quête de la vie éternelle.Je conseille cette série à toute personne qui aime les bonnes histoires. Pas la peine d'être un connaisseur ou même un amateur en matière de mangas, FMA peut séduire un public très large et totalement débutant. La preuve avec moi ^^.
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