Across the Universe

Publié le par Spark


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    Avant toute chose, je me permets d'interdire à toute personne qui n'y connaît rien aux Beatles d'aller voir ce film, elle n'en profiterait pas plus que d'un Moulin rouge.
A tous les autres, qui en avez marre de ce moche temps, de votre boulot, de votre fac bloquée et du Walt Disney de Noël, à tous ceux qui n'accordent pas aux Beatles la première place sur le podium de leurs groupes préférés, mais simplement un statut à part, différent, incomparable, parce que nul autre groupe n'a su rester si vivant et vivace après des années, courez voir Across the Universe tant qu'il en est encore temps.
Bien sûr, il ne faut pas vous préparer à un chef d'oeuvre scénaristique, l'histoire est simplement celle de Jude et de Lucy, une histoire d'amour à l'époque de la guerre du Viêtnam, sur fond de chansons des Beatles. Bien que plusieurs histoires se tissent en même temps . Cette chère Prudence tombe amoureuse de la sexy Sadie, Maxwell part pour le front... Tout cela reste parfois cliché (comme beaucoup de chansons des Beatles, me direz-vous), mais cette naïveté -enfin, pour moi, ça passait tout à fait - est largement sauvée par tout le reste:
Les interprètes, tout d'abord, sont tout à fait convaincants, jeunes, beaux, touchants, et-ils-chantent-bien!
La mise en scène est flamboyante, les mélodies préservées avec juste ce qu'il faut d'originalité, les paroles mises en valeur (les décors psychés, à la Gondry, sont splendides). Les reprises de Strawberry Fields et Happiness is a Warm gun sont extraordinaires leurs donnent une dimension nouvelle. L'ensemble est jouissif, euphorique -quand les scènes ne sont pas émouvantes jusqu'aux larmes. Les Beatles resteront toujours meilleurs mais ne sont pas trahis pour autant. J'ai grandi avec, et je n'ai pas grincé une seule fois des dents durant les deux heures du film.
Par ailleurs, ceux qui aiment les références, de la simple allusion à l'hommage flagrant, seront aussi satisfaits.
On cherchera les coïncidences avec les paroles des chansons (le destin de Maxwell), celles avec les Beatles eux-mêmes (photo sur une commode, esquisses sur un mur... d'ailleurs, John Lennon était aussi amateur de dessin)... mais on trouvera aussi plein d'autres allusions au cinéma contestataire et au film musical (Hair, Tommy, The Wall, Magical Mystery Tour), et à d'autres stars de la musique: hommages à Janis Joplin et Jimi Hendrix... et interprétation de titres par Bono et Joe Cocker !

Et oui, je suis sous le charme, je fredonne, j'ai le coeur qui dégouline de guimauve... qu'est-ce que c'est bon ^^
 
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Publié dans Cinéma

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