Once (John Carney)
Once upon a time... Il était une fois une rencontre.A Dublin, un musicien des rues, qui chante à tue tête pour son amour volage et exilée à Londres, croise une jeune vendeuse de roses. Leurs voix s'accordent, elle l'accompagne au piano, ils atteignent l'harmonie en quelques minutes, dans l'arrière boutique d'un vendeur d'instruments. Ils se revoient, elle repousse ses avances. Il cache son coeur brisé par une autre derrière sa force feinte, elle laisse échapper, épuisée, une larme pour le mari qu'elle a laissé là-bas, sur le continent. Ensemble, ils construisent la trame musicale, délicate de ce petit film tendre, sans prétention, tourné en deux semaines avec visiblement peu de moyens.
C'est joli comme un conte, réaliste sans être dûr, le scénario tient en deux pages, mais il y a dans les regards, les sourires et les voix une douceur qui ne peut laisser totalement insensible.
Bien que les chansons soient parfois un peu sirupeuses, les personnages les interprètent avec tellement de conviction qu'on ne tombe pas pour autant dans la bluette à l'américaine. La manière de filmer, caméra à la main, peut agacer par son côté tendance, mais Once n'en demeure pas moins une petite histoire de Noël, pain d'épice et chocolat chaud avant l'heure.
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